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Exploiter un corpus scolaire d’écrits collaboratifs : questions méthodologiques
TitreExploiter un corpus scolaire d’écrits collaboratifs : questions méthodologiquesAuteurMarie-Laure Elalouf | Yelle KoulibaliCategoriesTagsMis en lignejeudi 19 février 2026Lire la suite...RésuméCet article analyse les choix méthodologiques effectués pour exploiter un sous‑corpus d’écrits scolaires collaboratifs issus du protocole d’accompagnement à l’autonomie scripturale. À partir des versions successives produites par un groupe d’élèves et de l’enregistrement de leurs interactions, il s’agit de comprendre la dynamique fragile de l’écriture collaborative en contexte scolaire. L’étude articule trois types de données : la conception du dispositif d’écriture, sa mise en œuvre effective en classe, et les traces complémentaires de l’activité des élèves, notamment les avant‑textes et les échanges oraux. L’analyse s’appuie sur les travaux sur les situations oralographiques, qui permettent d’observer les opérations d’élaboration textuelle « en train de se faire ». L’article montre que les interactions entre élèves révèlent des négociations, des reprises-modifications et des ajustements qui génèrent la mise en mots, mais aussi des phénomènes de régulation et de conversation propres au contexte scolaire. Ces catégories, spécifiques à un public captif et à une écriture collaborative novice, nécessitent d’adapter les outils d’analyse issus des rédactions conversationnelles d’adultes. L’étude met ainsi en évidence l’intrication complexe entre préparation, formulation, commentaires et régulations, et propose des observables permettant une analyse textométrique de tels corpus. -
L’orthographe des verbes : substitutions et problèmes de segmentation dans un corpus de textes d’élèves du cycle 3
TitreL’orthographe des verbes : substitutions et problèmes de segmentation dans un corpus de textes d’élèves du cycle 3AuteurAgnès FurmanCategoriesTagsMis en lignejeudi 19 février 2026Lire la suite...RésuméCet article analyse l’orthographe des formes verbales dans 290 productions écrites d’élèves de cycle 3 (CM1, CM2 et sixième), issues du grand corpus ÉMA-écrits scolaires et de données recueillies dans le cadre d’une recherche doctorale. L’étude s’intéresse plus particulièrement aux phénomènes de substitution liés à l’homophonie et aux problèmes de segmentation graphique affectant les formes verbales. L’analyse qualitative met en évidence que les erreurs traditionnellement associées aux couples d’homophones encore fréquemment enseignées à l’école (son/sont ; on/ont) sont en fait relativement peu nombreuses dans les productions étudiées. En revanche, certaines configurations syntaxiques apparaissent comme des zones de fragilité récurrentes, indépendamment du niveau scolaire ou du type d’établissement. Trois zones majeures de vulnérabilité se dégagent de cette étude : les pronoms clitiques placés devant un verbe à initiale vocalique ; les verbes pronominaux comprenant un verbe à initiale vocalique et l’adverbe de négation ne élidé devant voyelle. Les erreurs observées révèlent ainsi une identification encore fragile des constituants du groupe verbal. Ces résultats invitent à privilégier un enseignement explicite de la grammaire de phrase, fondée sur l’analyse syntaxique, les régularités du système de la langue et les besoins réels des élèves. -
De la trace du processus d’écriture d’élèves de CM2 à la trace laissée par des enseignants : hiatus ou harmonie ?
TitreDe la trace du processus d’écriture d’élèves de CM2 à la trace laissée par des enseignants : hiatus ou harmonie ?AuteurMarie-Noëlle Roubaud | Kathy SimilowskiTagsMis en lignejeudi 19 février 2026Lire la suite...RésuméCet article explore deux versions successives d’un même récit fictif écrit, extraites d’un corpus portant sur des écrits scolaires (déposées sur ORTOLANG dans le corpus EMA, Ecrits scolaires et libres d’accès). Ces deux versions manuscrites ont été reproduites informatiquement sous forme de « grand brouillon », à des fins de comparaison et support des annotations des enseignants. L’article analyse la production d’un élève de fin d’école primaire (CM2, 10-11 ans) et plus particulièrement la deuxième version. Il présente d’une part, les traces laissées par les enseignants sur les choix linguistiques de l’élève et d’autre part, leurs commentaires sur les procédés syntaxiques utilisés par ce scripteur pour épaissir son texte. La recherche montre qu’il existe un hiatus entre le discours tenu par les enseignants, tel qu’on l’interprète dans leurs traces, et le faire des élèves. Pour penser une harmonie, il serait bon de généraliser l’utilisation de ces traces inertes en didactique de l’écriture, en classe et en formation, afin d’aider les élèves et les enseignants à percevoir cet invisible syntaxique. -
Un protocole d’accompagnement à l’autonomie scripturale
TitreUn protocole d’accompagnement à l’autonomie scripturaleAuteurKarine Bensadia | Marie-Laure Elalouf | Eleni ValmaCategoriesTagsMis en lignejeudi 19 février 2026Lire la suite...RésuméCet article présente un protocole d’accompagnement à l’autonomie scripturale qui a été conçu dans le cadre d’une recherche collaborative au sein d’un séminaire de formation de formateurs, et qui a donné lieu au recueil de l’un des sous-corpus de Corpus ÉMA-écrits scolaires. L’article est issu d’un atelier d’écriture, modalité de formation qui a conclu la recherche, plaçant les participants dans une situation comparable à celle des élèves dont ils cherchaient à interpréter les productions. L’analyse des différentes versions d’un même groupe montre la difficulté de ces élèves à entrer dans une posture de secondarisation, mais elle pointe en même temps des leviers pour accéder à cette posture dans le protocole et les écrits eux-mêmes.


