besoins langagiers

  • Comment rendre sensible la notion de syntagme et de fonction grammaticale en s’affranchissant de la question terminologique ?

    Les programmes de 2015 insistent sur l’importance des manipulations pour mettre en évidence l’organisation syntaxique tout en évitant l’inflation terminologique. Ils préconisent à cet effet l’utilisation du TNI ou du traitement de texte. Comment cet outil peut-il faciliter la production de texte en rendant perceptibles la cohésion des syntagmes, ainsi que les principes d’organisation de la phrase et de progression textuelle ? C’est ce que nous avons cherché à mettre en évidence à travers l’expérimentation décrite ci-dessous.

    Cette expérimentation s’est déroulée en classe de 5e dans un collège REP+, au cours de l’étude du roman de chevalerie Tristan et Yseult. L’objectif était d’accompagner les élèves en difficulté dans la compréhension d’un système syntaxique leur échappant, empêchant par-là même l’acte rédactionnel. Les productions se révélaient en effet à la fois très pauvres, mais surtout pour partie agrammaticales : le concept même d’unité syntaxique semblait échapper au plus grand nombre, la phrase étant alors appréhendée alors comme un vague ensemble de mots entre une majuscule et un point.

    L’objectif de cette séquence de travail était d’amener les élèves à produire collectivement un récit de combat à la manière d’un roman de chevalerie. Devant l’incapacité de certains à concevoir un écrit acceptable, il a été question de chercher à débloquer l’acte d’écriture, et ce de manière « sécurisée » sur le plan syntaxique. Ainsi, la tâche s’est échelonnée en deux temps : d’abord permettre la compilation de syntagmes syntaxiquement compatibles entre eux, et ensuite mettre les élèves en situation de production.

    Pour citer cet article

    Godet O. (2017). De la rédaction assistée à l’appréhension syntaxique : comment le numérique peut éclairer la compréhension de la langue. Scolagram n°4, décembre 2017. Retrieved from https://scolagram.u-cergy.fr/index.php/chapter/50-numero-s/n-4-le-predicat-cet-intrus/233-de-la-redaction-assistee-a-l-apprehension-syntaxique-comment-le-numerique-peut-eclairer-la-comprehension-de-la-langue

    Compléments

    Vidéo de la séance :

  • Cette proposition est destinée à des élèves de 3e ou de 2e, qui ont déjà abordé l’expansion du nom au cours de leur scolarité mais n’ont pas eu l’occasion de réfléchir aux nuances sémantiques distinguant l’adjectif et la subordonnée relative. Dans une perspective de progression spiralaire, il s’agit d’attirer leur attention sur des choix qu’ils ont à effectuer en tant que locuteur pour anticiper sur une possible ambiguïté. C’est pourquoi le point de départ est une situation de communication fictive et l’aboutissement une réflexion sur les enchainements interphrastiques, qui peut être mise en relation avec des difficultés rencontrées par les élèves dans leurs écrits.

    L’analyse en sujet/ prédicat sera ainsi sollicitée

    • pour comprendre la différence entre la caractérisation d’un nom par un adjectif et par une proposition relative ;

    • pour poser un jugement d’acceptabilité sur des réécritures.

    Pour citer cet article

    Elalouf M.L. (2017).Former le jugement d’acceptabilité en recourant à l’analyse en sujet/prédicat. Scolagram n°4, décembre 2017. Retrieved from https://scolagram.u-cergy.fr/index.php/chapter/50-numero-s/n-4-le-predicat-cet-intrus/230-former-le-jugement-d-acceptabilite-en-recourant-a-l-analyse-en-sujet-predicat

  • « C’est facile maintenant… Il n’y a plus qu’à rédiger ! »

    Il est des paroles d’enseignants, à commencer par les miennes, qui pensaient faire mouche. Et pourtant, le passage du brouillon à la copie, de la liste informelle d’idées à leur formulation écrite rigoureuse, c’est-à-dire conforme à la norme scolaire des épreuves type bac, s’avère être un moment délicat dont nous avons tendance à sous-estimer la difficulté. Au lycée, nous avons abandonné le costume de l’enseignant de français pour revêtir celui de Lettres. Les élèves savent maintenant rédiger ! Cette « vérité » ne faisait aucun doute jusqu’à ce que les trains de copies s’enchaînent avec toujours les mêmes erreurs et qu’une élève rende feuille blanche ou presque car, selon ses propres termes, elle ne savait pas comment mettre « les mots bout à bout ».

    « Relisez-vous ! … D’accord, mais vous retirez combien de points pour la langue ? »

    Alors que dire de cette injonction de relecture quand rien n’est écrit ou que tout l’est déjà et bien difficile à modifier ? Les corrections peuvent toucher tout ou partie d’une phrase, et éventuellement, par ricochet, un paragraphe entier. N’est-il pas déjà trop tard ? Les ratures et les renvois donneront à la copie finale l’aspect d’un « nouveau brouillon », avec la désagréable impression de ne pas progresser. Au mieux, les élèves pourront donc corriger leur orthographe sans incidence majeure sur le visuel qui doit d’entrée de jeu faire bonne impression. Mais l’orthographe n’est pas la principale responsable de cette gêne qui ralentit la compréhension du propos. La syntaxe est le point de résistance le plus lourd de conséquence, le talon d’Achille de trop nombreux élèves. Loin d’être familiarisés avec les types d’écrits très standardisés, pour ne pas dire stéréotypés, de l’EAF1, ils ne savent pas mettre les mots « en ordre de bataille »2. Ils n’ont pas encore tous cette prise de distance nécessaire et suffisante pour devenir leur propre lecteur ; un lecteur éclairé, capable de différencier ce qui se dit de ce qui s’écrit, d’ajuster le phrasé pour qu’il se fonde dans la norme tout en évitant les lourdeurs et autres maladresses. Ce cap passé, rien n’interdira, en effet, d’exercer le style pour trouver son propre style.

    Mais ne brûlons pas les étapes ! Commençons humblement par nous mettre à la place des élèves. Cherchons à comprendre ce qui se joue sur ce fil invisible reliant le cerveau à la plume afin de mieux remédier à ce qui nous crispe, nous irrite et fait de la correction des copies un véritable sacerdoce.

    1Épreuve anticipée de français.

    2Cf. étymologie du mot syntaxe

    Pour citer cet article

    Bruere V. (2017). La langue au lycée - La syntaxe à l'épreuve des exercices du baccalauréat. Scolagram n°4, décembre 2017 Retrieved from https://scolagram.u-cergy.fr/index.php/chapter/50-numero-s/n-4-le-predicat-cet-intrus/231-la-syntaxe-a-l-epreuve-des-exercices-du-baccalaureat

  • Rédaction encours


  • Cette proposition est destinée à des élèves de 5e ; elle articule une séance de lecture et une séance d’étude de la langue. Elle peut prendre place soit dans l'étude de l'oeuvre intégrale ou dans un groupement de textes sur plusieurs exploits des chevaliers. En lecture, une découverte progressive du texte est proposée. Elle s’appuie implicitement sur l’analyse en sujet-prédicat pour élucider le sens du texte en plusieurs étapes. Il s’agit à cette étape d’un savoir que le professeur mobilise pour lui-même afin d’aider les élèves dans la construction de l’interprétation. Le professeur propose aussi aux élèves une version du texte dans laquelle les verbes des prédicats principaux liés à Yvain sont en caractères gras, afin d'entrer dans l'analyse du texte en se centrant sur le chevalier. Ensuite, les élèves seront amenés à examiner d'autres verbes, liés aux deux animaux.

    La séance d’étude de la langue permet de revenir sur les relevés effectués pour mettre en évidence la caractéristique commune aux verbes de pensée, celle de pouvoir se construire avec un infinitif ou une subordonnée complément du verbe permettant d’accéder au discours intérieur du personnage.

    Pour citer cet article

    Fotré S. & Elalouf M.-L. (2017) Une séance de lecture et d’étude de la langue s’appuyant sur l’analyse des prédicats par le professeur. Scolagram n°4, décembre 2017. Retrieved from https://scolagram.u-cergy.fr/index.php/chapter/50-numero-s/n-4-le-predicat-cet-intrus/232-une-seance-de-lecture-et-d-etude-de-la-langue-s-appuyant-sur-l-analyse-des-predicats-par-le-professeur

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