Résumé
Cet article propose une alternative à un enseignement de la coordination se résumant à la mémorisation d’une liste de conjonctions. Il retrace les évolutions de la grammaire scolaire qui ont conduit à cet état de fait et pose l’hypothèse qu’il est possible de proposer une progression dans la conceptualisation de la coordination en partant des conjonctions qui partagent tous les critères définitoires de la coordination, mais avec de grandes différences de fréquence dans leur emploi : et, ou et ni. L’étude de leur répartition dans un grand corpus d’écrits scolaires, complété à titre exploratoire par un corpus de référence, permet de comparer les usages dans les textes argumentatifs et narratifs et de pointer les lieux où l’intervention didactique est attendue.