verbe

  • La morphologie verbale : repérer les complexités et les régularités

    L’article analyse le traitement de la morphologie verbale par les Instructions Officielles. Il présente une expérimentation auprès d’élèves de cinquième visant à une remise en cause des classements habituels des verbes (par groupe) dans le cadre de l’apprentissage de la conjugaison et de l’illusion de leur maîtrise par ces classements. Il montre que les élèves sont capables d’une analyse de ces classements et qu’un classement des verbes par nombre de bases au présent permet d’appréhender plus facilement cet apprentissage. 

     

    David, J., & Renvoisé, C. (2010). La morphologie verbale: repérer les complexités et les régularités. Synergie France, 6, 61-75.
  • « C’est facile maintenant… Il n’y a plus qu’à rédiger ! »

    Il est des paroles d’enseignants, à commencer par les miennes, qui pensaient faire mouche. Et pourtant, le passage du brouillon à la copie, de la liste informelle d’idées à leur formulation écrite rigoureuse, c’est-à-dire conforme à la norme scolaire des épreuves type bac, s’avère être un moment délicat dont nous avons tendance à sous-estimer la difficulté. Au lycée, nous avons abandonné le costume de l’enseignant de français pour revêtir celui de Lettres. Les élèves savent maintenant rédiger ! Cette « vérité » ne faisait aucun doute jusqu’à ce que les trains de copies s’enchaînent avec toujours les mêmes erreurs et qu’une élève rende feuille blanche ou presque car, selon ses propres termes, elle ne savait pas comment mettre « les mots bout à bout ».

    « Relisez-vous ! … D’accord, mais vous retirez combien de points pour la langue ? »

    Alors que dire de cette injonction de relecture quand rien n’est écrit ou que tout l’est déjà et bien difficile à modifier ? Les corrections peuvent toucher tout ou partie d’une phrase, et éventuellement, par ricochet, un paragraphe entier. N’est-il pas déjà trop tard ? Les ratures et les renvois donneront à la copie finale l’aspect d’un « nouveau brouillon », avec la désagréable impression de ne pas progresser. Au mieux, les élèves pourront donc corriger leur orthographe sans incidence majeure sur le visuel qui doit d’entrée de jeu faire bonne impression. Mais l’orthographe n’est pas la principale responsable de cette gêne qui ralentit la compréhension du propos. La syntaxe est le point de résistance le plus lourd de conséquence, le talon d’Achille de trop nombreux élèves. Loin d’être familiarisés avec les types d’écrits très standardisés, pour ne pas dire stéréotypés, de l’EAF1, ils ne savent pas mettre les mots « en ordre de bataille »2. Ils n’ont pas encore tous cette prise de distance nécessaire et suffisante pour devenir leur propre lecteur ; un lecteur éclairé, capable de différencier ce qui se dit de ce qui s’écrit, d’ajuster le phrasé pour qu’il se fonde dans la norme tout en évitant les lourdeurs et autres maladresses. Ce cap passé, rien n’interdira, en effet, d’exercer le style pour trouver son propre style.

    Mais ne brûlons pas les étapes ! Commençons humblement par nous mettre à la place des élèves. Cherchons à comprendre ce qui se joue sur ce fil invisible reliant le cerveau à la plume afin de mieux remédier à ce qui nous crispe, nous irrite et fait de la correction des copies un véritable sacerdoce.

    1Épreuve anticipée de français.

    2Cf. étymologie du mot syntaxe

    Pour citer cet article

    Bruere V. (2017). La langue au lycée - La syntaxe à l'épreuve des exercices du baccalauréat. Scolagram n°4, décembre 2017 Retrieved from https://scolagram.u-cergy.fr/index.php/chapter/50-numero-s/n-4-le-predicat-cet-intrus/231-la-syntaxe-a-l-epreuve-des-exercices-du-baccalaureat

  • Solveig Lepoire-DUC, Jean-Pierre Sautot (Dir.) (2013). Le verbe pour exprimer le temps. Quels apports pour une rénovation de la grammaire ? LIDIL n°47. Grenoble : ELLUG

  • Le verbe tel qu’il s’enseigne, le verbe tel qu’il se dit à l’école primaire : regards croisés d’enseignants et d’élèves sur le concept de verbe

    Le verbe est un point d’achoppement de l’enseignement du français à l’école primaire, pour des raisons qui tiennent à sa complexité – il cristallise des notions, constitutives du concept, relevant de la morphologie, de l’orthographe, de la syntaxe, du lexique, de l’énonciation – mais aussi probablement pour des raisons liées à son enseignement : pratiques, outils et progressions curriculaires.

    Le présent article porte sur des entretiens réalisés auprès d’une part d’élèves sollicités pour verbaliser leurs savoirs – communs et scientifiques – sur le verbe tout au long de la scolarisation primaire, d’autre part d’enseignants réagissant aux réponses de leurs élèves. Après avoir mis en évidence les savoirs déclaratifs et opératoires des élèves sur le verbe, l’analyse s’intéresse à leur réception par les enseignants et aux conduites d’enseignement que cela peut induire (progressions, choix d’outils, définition des notions...).

     

    LEPOIRE-DUC, Solveig & ULMA, Dominique. 2012. « Le verbe tel qu’il s’enseigne, le verbe tel qu’il se dit à l’école primaire : regards croisés d’enseignants et d’élèves sur le concept de verbe », in DUMORTIER Jean-Louis, VAN BEVEREN Julien & VRYDAGHS David (dir.), Curriculum et progression en français. Namur : Presses universitaires de Namur & Cedocef, coll. Diptyque n° 23. 231-252.

  • ROUBAUD, Marie-Noëlle (1998). L’infinitif du verbe. Pratiques, 100, 7-22.

  • ROUBAUD, Marie-Noëlle et ACCARDI, Jocelyne (2009). Réflexions sur le verbe du FLM au FLS. Actes du 1er Colloque International de l’ARCD (15-16 janvier 2009), Où va la didactique comparée ? Didactiques disciplinaires et approches comparatistes des pratiques d’enseignement et d’apprentissage, Francia Leutenegger et al. (Ed.), Université de Genève FPSE-SSED & ARCD, CD-Rom.

  • ROUBAUD, Marie-Noëlle et TOUCHARD, Yvonne (2004). Vers la notion de verbe : de l’approche intuitive à la construction du savoir, vers 7 ans. In Vargas C. (dir.), Langue et études la langue. Approches linguistiques et didactiques (p. 257-267). Aix-en-Provence : Presses Universitaires de Provence.

  • ROUBAUD, Marie-Noëlle. (1997). Le passé simple en français. Studia Neophilologica, 69, 79-93.

  • TISSET, Carole (2004). Un jour fut le verbe. In Céline Vaguer & Bélinda Lavieu (dir.), Le verbe dans tous ses états : Grammaire, sémantique, didactique, Namur : Presses universitaires de Namur, 33-51.

  • Cette proposition est destinée à des élèves de 5e ; elle articule une séance de lecture et une séance d’étude de la langue. Elle peut prendre place soit dans l'étude de l'oeuvre intégrale ou dans un groupement de textes sur plusieurs exploits des chevaliers. En lecture, une découverte progressive du texte est proposée. Elle s’appuie implicitement sur l’analyse en sujet-prédicat pour élucider le sens du texte en plusieurs étapes. Il s’agit à cette étape d’un savoir que le professeur mobilise pour lui-même afin d’aider les élèves dans la construction de l’interprétation. Le professeur propose aussi aux élèves une version du texte dans laquelle les verbes des prédicats principaux liés à Yvain sont en caractères gras, afin d'entrer dans l'analyse du texte en se centrant sur le chevalier. Ensuite, les élèves seront amenés à examiner d'autres verbes, liés aux deux animaux.

    La séance d’étude de la langue permet de revenir sur les relevés effectués pour mettre en évidence la caractéristique commune aux verbes de pensée, celle de pouvoir se construire avec un infinitif ou une subordonnée complément du verbe permettant d’accéder au discours intérieur du personnage.

    Pour citer cet article

    Fotré S. & Elalouf M.-L. (2017) Une séance de lecture et d’étude de la langue s’appuyant sur l’analyse des prédicats par le professeur. Scolagram n°4, décembre 2017. Retrieved from https://scolagram.u-cergy.fr/index.php/chapter/50-numero-s/n-4-le-predicat-cet-intrus/232-une-seance-de-lecture-et-d-etude-de-la-langue-s-appuyant-sur-l-analyse-des-predicats-par-le-professeur

  • Vaguer, Céline et Leeman, Danièle (éds).( 2005). De la langue au texte. Le verbe dans tous ses états (2). Namur : Presses universitaires de Namur & Cedocef, coll. Diptyque n°4.

  • WILMET, Marc (2002). Ordo ab chao. Coup d’œil critique sur la conjugaison française, Le français aujourd’hui, 139, Les verbes, de la phrase aux discours, 29-38.

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