Bibliographie

 AIde

Une grammaire qui envisage et classe les formes de la langue selon le sens qu'elles véhiculent et non pas selon la forme qu'elles ont.

 

Charaudeau P. (1992). Grammaire du sens et de l'expression. Hachette

La notion de « groupe » dans la phrase : une mise à l’épreuve en formation

Cet article part du constat que les représentations de la langue le plus largement partagées par les professeurs d’école stagiaires entrent en conflit avec les attentes de la formation. L’analyse d’un atelier de pratique professionnelle sur les groupes syntaxiques en fournit l’illustration : difficulté à cerner la notion, à concevoir des manipulations qui n’aient pas pour seule finalité la gestion des accords, à étayer l’élaboration conceptuelle des élèves et à faire des choix terminologiques appropriés. Ce bilan interroge à la fois les contenus de l’enseignement grammatical et les pratiques de formation. Il apparait en effet que les ambigüités sur la notion de groupe sont inscrites dans les programmes et renvoient à l’absence de choix théoriques. Pour nécessaires qu’elles soient, les clarifications attendues ne suffisent pas.

C’est pourquoi, on s’est attaché à dégager des éléments d’expertise professionnelle et à décrire des activités mettant les futurs enseignants en situation de réflexion active sur le fonctionnement de la langue.

 

Cogis, D., Elalouf, M. L., & Brinker, V. (2009). La notion de «groupe» dans la phrase: une mise à l’épreuve en formation. Repères. Recherches en didactique du français langue maternelle, (39), 57-81.

Construction diachronique des usages scolaires du futur périphrastique

Une étude diachronique des grammaires scolaires et des usuels de conjugaison montre comment s’est construit le décalage entre, d’une part, les programmes et manuels actuels et, d’autre part, les usages des élèves. Ce qui a été démontré de façon générale par André Chervel en 1977 est examiné et confirmé en ce qui concerne le point particulier des formes de futur. Depuis le xviiie siècle, les ouvrages à destination des élèves affichent une volonté de doter ces derniers de moyens pour maitriser la langue, mais focalisent l’étude, comme dans les grammaires latines dont ils sont les héritiers, sur les parties du discours et non sur les moyens du discours.

 

Claudie Péret « Construction diachronique des usages scolaires du futur périphrastique » Lidil [En ligne] 47 | 2013 mis en ligne le 01 décembre 2014 URL : http://lidil.revues.org/3265'

Cordary Noëlle, L’orthographe du participe passé : les entretiens métagraphiques pour évaluer et comprendre les difficultés des élèves en classe de seconde. Synergie France n°6, 2010, p 77-84.

 

Cet article présente une recherche menée à partir d’un corpus constitués d’écrits d’élèves de seconde accompagnés de leurs commentaires métagraphiques sur l’écriture des participes passés. L’enquête a mis à jour un nombre fini de procédures conduisant à l’erreur dont deux sont décrites dans l’article : la substitution d’un accord fondé sur l’énonciation au lieu d’un accord fondé sur le sujet grammatical (*ça me fais rêver, je mets –s parce que c’est moi); la confusion due à l’homographie entre suffixe de personne et finale lexicale du participe passé pour les participes passés en –i ou en –u (il écrit/il a écrit ; je pris/j’ai pris mais il finit/*il a finit et il prit/*il a prit). L’étude met au jour la différence de traitement par les élèves des participes passés en –é et ceux en –i ou en –u.

Le verbe tel qu’il s’enseigne, le verbe tel qu’il se dit à l’école primaire : regards croisés d’enseignants et d’élèves sur le concept de verbe

Le verbe est un point d’achoppement de l’enseignement du français à l’école primaire, pour des raisons qui tiennent à sa complexité – il cristallise des notions, constitutives du concept, relevant de la morphologie, de l’orthographe, de la syntaxe, du lexique, de l’énonciation – mais aussi probablement pour des raisons liées à son enseignement : pratiques, outils et progressions curriculaires.

Le présent article porte sur des entretiens réalisés auprès d’une part d’élèves sollicités pour verbaliser leurs savoirs – communs et scientifiques – sur le verbe tout au long de la scolarisation primaire, d’autre part d’enseignants réagissant aux réponses de leurs élèves. Après avoir mis en évidence les savoirs déclaratifs et opératoires des élèves sur le verbe, l’analyse s’intéresse à leur réception par les enseignants et aux conduites d’enseignement que cela peut induire (progressions, choix d’outils, définition des notions...).

 

LEPOIRE-DUC, Solveig & ULMA, Dominique. 2012. « Le verbe tel qu’il s’enseigne, le verbe tel qu’il se dit à l’école primaire : regards croisés d’enseignants et d’élèves sur le concept de verbe », in DUMORTIER Jean-Louis, VAN BEVEREN Julien & VRYDAGHS David (dir.), Curriculum et progression en français. Namur : Presses universitaires de Namur & Cedocef, coll. Diptyque n° 23. 231-252.

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